• Dys....lequel!!!

     

     

    Définitions des troubles « DYS »

     

     

    1. SYNDROME DYS-EXECUTIF :

     

    Les fonctions exécutives sont des fonctions cognitives dites « transversale » ou « intégratives » : complexe et tentaculaires, elles contrôlent et régulent l’ensemble du fonctionnement mental.  « Les fonctions exécutives correspondent à l’ensemble des processus de contrôle nécessaires pour différer ou pour inhiber une réponse de façon a permettre à un sujet de débuter, maintenir, arrêter une action ou une tâche, ou de passer d’une tâche à une autre… Les capacités ‘organiser, de fixer les priorités, d’élaborer des stratégies sont étroitement associées aux fonctions exécutives ». ( (planification, inhibition, flexibilité mentale permettant de réaliser : stratégies, résolution de problème, prise en compte des erreurs…) ce sont les fonctions d’adaptation par excellence.

     

    CARTE MENTALE DYS-EXECUTIF

     

     

    Dys....lequel!!!

     Merci Marina PETIT pour ta carte!

    Dyspraxie : 

    Une praxie est le résultat d’une coordination motrice et spatiale volontaire, non spontanée, issue d’un apprentissage. Pour la plupart d’entre nous, une fois le processus acquis, nos gestes semblent définitivement spontanés et deviennent automatiques. Or, chez l’enfant dyspraxique, ce trouble structurel du développement de l’intégration cérébrale des actions entrave la coordination et la planification. Il se manifeste par des anomalies du geste, de l’espace, et s’exprime cliniquement par une maladresse pathologique. On parle aussi de TAC (trouble de l'acquisition de la coordination). Ces troubles peuvent aussi toucher la motricité bucco-phonatoire, qui permet la parole, mais ces anomalies font alors partie du domaine des troubles du langage (dysphasies et dysarthries). En effet, la grande majorité des jeunes dyspraxiques ne présentent aucun trouble de la parole ni du langage. La personne dyspraxique (en l'absence de toute paralysie ou autre pathologie des muscles impliqués dans les mouvements) doit donc sans cesse « réapprendre » ses gestes et en contrôler volontairement la réalisation. Un tel effort rend la réalisation des mouvements de la vie courante difficile. Ouvrir une porte, par exemple, suppose un enchaînement complexe : mettre la main sur la poignée, la tourner, pousser la porte...Chaque geste est réalisé avec une immense lenteur, sous un contrôle constant, source de fatigue. Il existe plusieurs formes de praxies, et donc autant de dyspraxies : dyspraxies globales (nager, conduire, s’habiller...), constructives (faire des puzzles, légos...), réflexives (imiter des gestes...), idéatoires (repasser, plier une feuille...), idéomotrices (faire un signe en guise d’adieu...). Toutes ces praxies comportent à divers degrés une composante visuo-spatiale. Ces troubles ont des répercussions dans de nombreux domaines, impactant à la fois la motricité globale et fine. Plus généralement, ils perturbent la scolarité, l’insertion sociale et l’accès à l’emploi. On peut alors légitimement parler de « handicap ». Mais celui-ci s’avère le plus souvent invisible, au risque d’engendrer des incompréhensions et interprétations erronées dans l’environnement de la personne concernée, ce qui peut entraîner dépressions, autodépréciation ou phobies scolaires. 

     

    Dys....lequel!!!

     

     

    DYSPHASIE

     

    La dysphasie est un trouble structurel, primaire et durable de l'apprentissage et du développement du langage oral.

    Cette pathologie, trop peu connue, est assez fréquente, puisque l'on considère qu'elle touche sous une forme ou une autre 2% de la population soit plus d'un million de personnes en France.
      

    Il existe 5 types de dysphasie

    Ø  Syndrome Phonologique-syntaxique (la forme de dysphasie la plus fréquente) 

    L'enfant a un langage déficitaire avec de grosses difficultés d'expression et des difficultés de compréhension moindres. Le trouble premier est phonologique : l’enfant est difficilement intelligible et c’est cette phonologie déficiente qui masque les difficultés syntaxiques sous-jacentes. Il souffre donc également d’agrammatisme : son langage est télégraphique, peu ou pas d’utilisation des pronoms (je, tu, il…), les conjonctions de coordination ne sont pas utilisées. Le temps verbal est inapproprié, mais l’enfant conserve une conscience syntaxique : il est capable de distinguer une phrase correcte grammaticalement d’une autre incorrecte. Il n’a pas ou peu de manque de mots, mais son stock lexical est réduit, sans qu’il n’ait de réel problème pour accéder à celui-ci. Il présente également une hypospontanéïté verbale. Une dysgraphie est possible, avec une motricité manuelle généralement déficiente.

    Ø  Dysphasie de production phonologique 

    Cette dysphasie ressemble à la première par son trouble phonologique, mais qui se rapporte plutôt à ses difficultés de régulation. La fluence de la parole est conservée mais l’intelligibilité est très mauvaise. L’enfant procède par stratégies d’approches pour produire et associer les bons phonèmes des mots. Son langage automatique est souvent bien meilleur que celui obtenu en situation dirigée (dissociation automatico-volontaire). Il présente un manque du mot et est dyssyntaxique. Alors que dans le syndrome phonologique syntaxique, on a un enfant qui n’emploie pas les morphèmes grammaticaux, ici, l’enfant ne sait pas les agencer dans sa phrase. Il présente également de grosses difficultés dans la chronologie du récit.

    Ø  Agnosie auditivo-verbale, ou dysphasie réceptive 

    C’est une des formes les plus graves de la dysphasie. Il est alors impossible à l’enfant qui souffre de ce trouble de reconnaître un objet ou un lieu par le son qui le caractérise, tel que le bruit de l’eau, le son caractéristique d’une ambiance telle qu’une rue animée, le bruit d’un avion, etc. Cette dysphasie s’appelle « surdité verbale » lorsqu’elle est particulière aux sons.

    Ø  Lexicale-syntaxique ou dysphasie de type mnésique 

    L’enfant éprouve de grosses difficultés à s’exprimer du fait que son stock lexical est déficitaire, très pauvre pour son âge. Il a un gros manque de mots. On parle de trouble du contrôle sémantique. Les notions d’espace et de temps sont difficilement maîtrisées : difficulté à se rappeler l’ordre des jours dans la semaine, ce que l’on fait tel ou tel jour. Il présente donc aussi de grosses difficultés dans la construction d’un récit et les difficultés de compréhension augmentent avec la longueur du texte. Pour s’exprimer, l’enfant utilisera des phrases courtes, genre « sujet-verbe-complément ». Tous les petits vocables qui ne sont pas évocateurs pour l’enfant sont écartés de ses phrases. L’informativité de son discours est pauvre.

    Ø  Sémantique-pragmatique

    On parle ici de trouble de la formulation. L’enfant va avoir tendance à utiliser le vocable de manière rigide, plaquée et souvent inadaptée à la situation. De ce fait, il a du mal à comprendre les instructions qui lui sont données. Une phrase longue, complexe sera mal interprétée. L’enfant ne retiendra que les termes les plus évocateurs pour formuler une réponse, laquelle ne sera pas toujours en adéquation avec le contexte. Le contact visuel est fuyant. On parle de cocktail party syndrom pour dénoter l’incohérence de ses énoncés qui passent du coq-à-l’âne sans lien apparent. Attention, cette dysphasie n’est pas admise de tous, faisant parfois penser à un trouble de la personnalité et de la relation à l’autre (voir théorie de l’esprit).

     

    Dys....lequel!!!

     


    DYSCALCULIE

     

     

    C’est une difficulté dans la structuration de la pensée logique et du raisonnement. 

    Elle concerne la construction du nombre, la réalisation des opérations, la résolution des problèmes et leur mise en forme, ainsi que l’utilisation des outils logiques et mathématiques.

    La dyscalculie touche tous les âges : les enfants, les adolescents ou même les adultes si les difficultés remontent à l’enfance.

     

    Il s’agit bien souvent d’un trouble DURABLE, qui affecte l’enfant tout au long de sa scolarité et même après.

    La dyscalculie correspond à un trouble spécifique des apprentissages. 

     

     

    Dys....lequel!!!


     

    •  Des troubles logicomathématiques à la dyscalculie 

    On distingue

     

    Les troubles logico mathématiques : 

    Le bilan va permettre de mettre en exergue la présence ou l’absence des structures logiques et de les mettre en lien avec les difficultés mathématiques.

    Un retard logico mathématique  peut  conduire à une dyscalculie. En effet, les structures logiques sont nécessaires à l’apprentissage du nombre.

    La dyscalculie: 

    C’est un trouble du calcul et des acquisitions mathématiques.

    Son diagnostic ne pourra être posé quen  fin de cycle II  . Avant, on parle de retard dans les acquisitions mathématiques.

     

    Dys....lequel!!!

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :